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mardi 18 décembre 2012

S'Ouvrir À La Connaissance

S'Ouvrir À La Connaissance:




« La jeunesse n’est point un obstacle à l’étude de la philosophie.

On ne doit point différer d’acquérir ces connaissances, de même qu’on ne doit point avoir de honte de consacrer ses dernières années au travail de la spéculation.

L’homme n’a point de temps limité, et ne doit jamais manquer de force pour guérir son esprit de tous les maux qui l’affligent.


« Ainsi celui qui excuse sa négligence sur ce qu’il n’a pas encore assez de vigueur pour cette laborieuse application,

ou parce qu’il a laissé échapper les moments précieux qui pouvaient le conduire à cette découverte,

ne parle pas mieux que l’autre qui ne veut pas se tirer de l’orage des passions, ni des malheurs de la vie, pour en mener une plus tranquille et plus heureuse,

Parce qu’il prétend que le temps de cette occupation nécessaire n’est pas encore arrivé ; ou qu’il s’est écoulé d’une manière irréparable.


« Il faut donc que les jeunes gens devancent la force de leur esprit, et que les vieux rappellent toutes celles dont ils sont capables pour s’attacher à la philosophie ;

l’un doit faire cet effort afin qu’arrivant insensiblement au terme prescrit à ses jours, il persévère dans l’habitude de la vertu qu’il s’est acquise ;

et l’autre afin qu’étant chargé d’années, il connaisse que son esprit à toute la fermeté de la jeunesse pour se mettre au-dessus de tous les événements de la fortune,

Et pour lui faire regarder avec intrépidité tout ce qui peut l’alarmer dans la spéculation de l’avenir, dont il est si proche.



Lettre à Ménécée.
Traduction : Jacques Georges Chauffepié.
Lefèvre, 1840 (pp. 487-493).



Épicure




Billet proposé par Aron O’Raney

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